sonatel3Pour défaut d’enrôlement, l’affaire global voice group-sonatel a été renvoyée sine die par le tribunal de Dakar siégeant en grande correctionnelle.
Le conseil de la partie civile, Me El Hadji Diouf, avocat de Sonatel, a révélé que cette situation est due au fait que le greffier qui était chargé de l’enrôlement n’avait pas pris toutes les dispositions nécessaires au moment où il partait en congé. Tout de même, les avocats des deux parties ont suggéré au tribunal de retenir l’affaire pour plaidoiries, mais le président du tribunal correctionnel s’y est opposé alors qu’il y avait près de 200 affaires qui étaient appelées à cette audience.
Me El Hadji Diouf, a estimé que l’affaire aurait pu être enrôlée en pleine audience par le tribunal si la défense était animée de bonne volonté. A son avis, c’est parce que les avocats s’y sont opposés qu’elle n’a pas été retenue. « Il a fait obstruction », a-t-il ajouté. Nous les attendons de pied ferme », s’est indigné Me Demba Ciré Bathily, avocat de Global voice groupe qui soutient que cette affaire reste entourée par des « machinations ». « La vérité va éclater aux yeux des Sénégalais », a-t-il promis. Pour rappel, la Sonatel et Orange Guinée avaient servi, le 2 août 2010, une citation directe à Serigne Ben Niang, vice-président de Gvg, suite a sa sortie dans la presse où il avait traité Sonatel et Orange Guinée de « voleurs ». C’était en réponse aux accusations des travailleurs de Sonatel au contrat sur le trafic de communications internationales, que l’Etat avait signé avec Gvg (contrat annulé avant-hier par l’Armp). En marge de cette audience ratée, il convient de retenir que la partie civile réclame le paiement de la somme d’un milliard à titre de réparation.
Souleymane Diam SY
Source : lesoleil.sn